Accueil > Actus > Interview d’Hugo Gaston, triple médaillé aux Jeux Olympiques de la Jeunesse

Interview d’Hugo Gaston, triple médaillé aux Jeux Olympiques de la Jeunesse

Peux-tu te présenter et présenter ta discipline ? D’où est née ta passion pour ce sport ?

Je m’appelle Hugo Gaston, je fais du tennis. J’ai débuté ce sport à l’âge de 2 ans grâce à mon père qui est président d’un club. J’allais toujours avec lui et je jouais contre un mur.

Peux-tu nous parler du rythme de vie d’un jeune sportif de haut-niveau ?

Je m’entraîne tous les jours, de 8 heures 30 jusqu’à 17 heures, parfois 17 heures 30. Ça demande donc beaucoup de sacrifices mais ma famille m’aide pour que je puisse essayer de réaliser mon rêve.

Comment se passe la vie dans un CREPS ? Est-ce que tu te sens dans une structure qui te permet de t’épanouir scolairement et sportivement ?

Je me sens plutôt bien avec ce rythme.  C’est parfois compliqué de rester pendant longtemps au CREPS,  mais le fait de beaucoup se déplacer pour disputer des tournois aide. Ça permet d’être dans une bonne structure. Après ce qui est bien, c’est que tout le monde essaye de bien s’organiser par rapport à la scolarité. Je parle des entraîneurs notamment. Pour le côté sportif, je trouve que c’est vraiment positif car on a un bon groupe d’entraînement donc on se fait progresser les uns les autres, on peut travailler ensemble.

Dans tes moments de doute, comment fais-tu pour rester motivé et aller au bout de toi-même ?

Je pense toujours à mes objectifs et je continue de m’entraîner, parce que je sais pertinemment qu’à un moment ou l’autre la confiance finit toujours par revenir.

Qu’est-ce que tu as ressenti quand tu as appris que tu participerais aux JOJ ? Comment l’as-tu appris ?

Forcément très content et très excité de pouvoir participer aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, surtout que j’adore jouer pour mon pays. C’était vraiment une expérience incroyable. J’avais vraiment hâte d’y être, ça faisait partie d’un objectif et j’étais très content quand j’ai su que j’allais y participer.

Quelle a été la préparation pour cette compétition ? Est-ce que ça a été un préparation différente par rapport à d’autres compétitions ? L’approche était-elle différente ?

En fait, de base, je devais avoir deux semaines de vacances. C’était la seule période de l’année où je pouvais avoir deux semaines de repos. Puis un soir, j’ai eu mon coach au téléphone qui m’a dit que ça aurait été bien qu’on fasse un tournoi sur terre battue avant les Jeux Olympiques de la Jeunesse. Pour être bien en arrivant aux JOJ. Donc, on a fini par aller faire un tournoi et j’ai plutôt bien joué. Je suis arrivé à Buenos Aires avec des matches engrangés et de la confiance, donc avec le recul on a fait le bon choix. Sinon, l’approche pour la compétition était la même, je ne me suis pas mis de pression supplémentaire en me disant « c’est les JOJ, il faut que je joue bien » ou autre.  Je suis juste resté concentré et ça a plutôt bien marché.

Quel était le quotidien sur place ? 

La vie sur place était plutôt bien, il y avait beaucoup d’athlètes et on a tous appris à se connaître. Il y avait une bonne ambiance et on s’entendait tous bien. C’était vraiment top. Je suis parti le 1er octobre à Buenos Aires, jusqu’au 17. La compétition a débuté le 7,  du coup j’avais une bonne semaine pour bien me préparer et m’acclimater au décalage horaire. Une fois que le tournoi a commencé, j’ai joué tous les jours sans aucune journée de repos. Tant mieux cela dit, parce que ça voulait dire que je jouais bien !

Est-ce que c’était difficile d’être concentré sur l’épreuve individuelle et sur celles en double en même temps ?

Un peu difficile sur la fin du tournoi car je commençais à faire beaucoup de matches, donc physiquement c’était dur sur la fin. Mais ça en valait la peine.

Quels sont tes rituels d’avant-compétition et ceux d’avant-match ?

Je suis quelqu’un qui aime être assez détendu mais concentré en même temps, j’écoute de la musique de temps en temps, après je passe à l’échauffement physique, rien de plus. 

Quelles émotions as-tu ressenti lorsque l’on te remettait la médaille ?

C’était un sentiment incroyable ! Beaucoup de fierté d’avoir pu ramener une médaille d’or à mon pays ! C’était quelque chose d’incroyable ! Et j’espère le revivre chez les seniors.

C’est difficile de garder les pieds sur terre ? Maintenant, quels objectifs tu te fixes ?

Difficile ? Non, ça ne l’a pas été pour moi en tout cas ! Je suis quelqu’un qui sait ce qu’il veut et je sais que c’est très bien ce que j’ai accompli, mais que je suis encore loin du très haut niveau. Il va falloir encore que je m’entraîner pour pouvoir progresser.  Mais bien sûr,  j’ai profité et savouré mes performances !

Sur le long terme, mon objectif est d’essayer d’être numéro 1 mondial et de gagner des tournois du Grand Chelem, ainsi que de pouvoir gagner les Jeux Olympiques chez les seniors.

  • Partager
Crunch ! Ce site utilise des cookies ! En fermant cette fenêtre, vous acceptez les cookies sur votre appareil.En savoir plusFermer